Smashing Pumpkins sort son prochain album en mode «Freemium»

22 septembre 2009

Le groupe The Smashing Pumpkins adoptera le mode Freemium (voir définition plus bas) pour lancer son prochain album. L’enregistrement d’un nouvel album comportant 44 chansons a débuté la semaine dernière (14 septembre 2009) au moment où le chanteur du groupe Bill (Billy) Corgan annonçant qu’à partir de l’Halloween, chacune de ces chansons serait donnée gratuitement. Il n’y aura pas d’attrape. «Gratuit voudra dire gratuit, ce qui signifie que vous n’aurez pas besoin de vous inscrire à quoique ce soit, ni de donner votre adresse courriel, ni de faire quelconque effort ou sacrifice que ce soit» selon Corgan.

Musique-souvenir

Les Pumpkins vont aussi lancer leurs chansons 4 par 4, sous forme d’un EP édition limitée. «Puisque les chansons seront individuellement gratuites, le EP sera présenté sous forme d’une œuvre de collection à la grande joie des fans qui savent apprécier l’objet d’art et la grande qualité audio qu’offre le CD.» a écrit Corgan sur son blogue. «Le EP sera présenté sous forme de mini-coffret, plus qu’un simple CD. Il y aura aussi la possibilité d’acheter le contenu sous forme numérique accompagné d’une version inédite (démo) de la chanson, comme valeur ajoutée».

Lorsque l’album sera terminé

En bout de piste, Corgan planifie faire une compilation sous forme de coffret deluxe vouée à être vendu. «Ceux qui auront acheté la série des 11 EP n’ont pas à s’inquiéter, puisque le coffret deluxe ne sera pas strictement une recompilation des chansons sur les EP, mais plus encore», promet Corgan qui admet avoir composé 53 chansons pour ce projet d’envergure.

Freemium est un mot anglophone créé à partir des mots Free et Premium. Freemium désigne le modèle économique visant à donner (ou se laisser voler ou pirater) un service ou un produit de base pour en vendre une version Premium avec des caractéristiques avancées. Ce modèle est depuis longtemps privilégié par plusieurs entreprises technologiques en démarrage visant à gagner un public, tel que WordPress, QuickTime (vs QuickTime Pro), Google Apps (Standard vs Premium). Microsoft a laissé volontairement pirater ses logiciels afin de contaminer la planète et rendre la majorité des utilisateurs d’ordinateurs dépendants de leurs logiciels; des versions pour entreprises nécessitent l’achat d’une licence d’utilisation. Ces licences proposent aussi des caractéristiques supplémentaires par rapport à aux versions de bases, comme la possibilité de centraliser l’information dans une banque de données centrale  (Outlook vs. Outlook Exchange Server).


Ventes de musique : Une chute libre de 18,5 milliards USD depuis 2000!

5 septembre 2009

Les  ventes de musique chutent de façon dramatiques. Selon l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), le marché de la vente de la musique enregistrée représentait annuellement 36,9 milliards USD en 2000, contre 18,4 milliards en 2008. Cette baisse de 18,5 milliards représente plus de 50% de perte du marché.

Chute des ventes de disques IFPI

Chute des ventes de disques IFPI

En revanche, le marché de la vente numérique de la musique ne représente que 3,7 milliards USD, soit 20 % du volume total des ventes de musique mondiales. Cette part se chiffrait à 15% en 2007.

Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les pertes du marché de la musique enregistrée en 2009, on peut d’ors et déjà prévoir minimalement une chutent de 18 % de chiffre d’affaire comparé à l’an passé, soit 31% comparé à 2007. Malgré la mort de Michael Jackson le 25 juin 2009 et les ventes phénoménales que cela a engendré, la période du 5 juillet au 21 août 2008 a généré 10,3 % moins de ventes d’albums comparé à la même période en 2008, et 22,8 % comparé à 2007.


La loi sur l’accès à l’information… artistique.

2 juillet 2009

Tout simplement génial! Un groupe indépendant de Manchester (UK) a mené des dizaines de performances devant des caméras de surveillance pour ensuite utiliser l’équivalent de la «Loi sur l’accès à l’information» au UK (The Data Protection Act) afin d’obtenir copie des bandes vidéos originales.

Après montage, un vidéoclip a été publié sur Youtube afin de laisser le bouche à oreille faire son effet. À ce jour, tout indique que le vidéo est devenu un succès viral. En date d’aujourd’hui, le nombre de visionnements était à 280 145.

Parions que ce vidéo fera le tour du monde et que le band aura bientôt une image de marque à monnayer.


Musique 2.0 : La musique sera gratuite

17 juin 2009

Pourquoi la musique sera inévitablement gratuite? Pour deux raisons simples : l’opposition de 2 droits fondamentaux et le comportement de la génération kamikaze.

L’Opposition de 2 droits fondamentaux

Afin de pouvoir mettre sur pied un modèle économique viable à la consommation de la musique sur Internet, le Gouvernement Sarkosy tente avec la loi Hadopi de bloquer l’accès Internet haut débit à quiconque effectue des transactions Web impliquant des fichiers téléchargés illégalement. Ainsi, il serait possible de vendre un abonnement aux consommateurs pour avoir accès à tel ou tel catalogue de musique et de rémunérer adéquatement les créateurs au prorata des téléchargements.

Mais voilà que la mise sur pied d’un tel mécanisme ouvre une brèche immense sur la confidentialité des transactions du consommateur, puisque ces dernières devront inévitablement être écoutées afin de départir les tricheurs des bons consommateurs. On remarque alors que 2 droits fondamentaux s’opposent : celui du Droit à la vie privée des consommateurs et celui du Droit à la propriété intellectuelle (Droit d’auteur) des créateurs.

À partir du moment où, au nom du droit d’auteur, on se permettrait «d’écouter» les transactions web (pour éviter qu’un fichier .mp3 ne s’échange par courriel ou que quelqu’un télécharge un fichier provenant d’un site sur une liste noire, par exemple), on bascule dans le «Big Brotherisme». Pour permettre au droit d’auteur de triompher sur les pirates, il faudrait inévitablement mettre en place un système similaire à «Echelon» qui espionnerait et écouterait tout ce qui se transige sur le Web (remarquez que c’est sûrement déjà le cas… mais on n’est pas sensé le savoir!). Et si votre connexion Internet sans-fil était «empruntée» à votre insu par votre voisin? Vous seriez reconnu coupable du téléchargement illicite de votre voisin, jusqu’à preuve du contraire… beau fardeau de preuve!

Malheureusement pour les créateurs de contenus, si les gens ordinaires devaient choisir entre le Droit à la vie privée (et par conséquent, à la liberté d’expression) d’une immense majorité, et le Droit à la propriété intellectuelle d’une infime minorité, le choix serait clair comme de l’eau de roches.

La génération kamikaze

Admettons que l’on parvienne à mettre en place un modèle économique reposant sur la facturation des consommateurs et la rétribution des créateurs, il n’en reste pas moins que les catalogues de musiques à télécharger légalement seraient encore assujettis à une intervention éditoriale; beaucoup d’appelés, peu d’élus!

Or, par la popularisation et la prolifération de l’accès à Internet, on assiste désormais à une démocratisation des contenus. Les créateurs ont aujourd’hui le pouvoir de rendre leurs oeuvres accessibles à la planète entière, à moindre coût (surtout si le talent y est!). Si, par exemple, le choix éditorial du responsable de la page d’accueil de iTune ne choisissait pas tels ou tels artistes, ces derniers auraient toujours le loisir de rendre leur musique accessible gratuitement sur Internet, puisque l’envie d’un créateur est d’être reconnu pour sa création, bien avant celui de vivre de son art.

Depuis quelques temps, on remarque une tendance où certains artistes et groupes de musiques donnent leur contenus pour se faire connaître (The Artic Monkeys, Misteur Valaire, BAOM.net, etc…). N’hésitez pas à en faire la liste en Commentaire ci-dessous.

Cette tendance, que la vieille garde des modèles économiques en plein déclin pourrait qualifier de «geste kamikaze», n’est pas à l’abris de faire la norme. Tôt ou tard, ces artistes qui n’ont absolument «rien à perdre» contribueront à la dévaluation de la musique. Celle-ci deviendra alors un véhicule promotionnel voué à circuler sans limitation, plus qu’une marchandise destinée à être vendue.

La génération kamikaze donnera bien du fil à retordre aux Sarkozy de ce monde qui cherchent à forcer les Internautes à télécharger la musique «légalement et au bon endroit». D’ailleurs, comment pouvons-nous empêcher quelqu’un de télécharger gratuitement une oeuvre, si cela est fait avec le consentement du créateur? Cela me semble pratiquement bien impossible.


Vidéotron s’en va… Télus arrive!

16 juin 2009

Il se passe de drôles de trucs c’est temps-ci, à l’Adisq.

Récemment, Pierre Marchand et Serge Sasseville annonçaient leur démission du Conseil d’administration de l’ADISQ en spécifiant que l’ensemble des membres de l’ADISQ appartenant au Groupe Quebecor ne renouvelleraient pas leur membership. Cette démission semble principalement causée par une divergence d’opinion entre le Groupe Quebecor et l’ADISQ, quant à l’exploitation des contenus numériques et la réglementation d’Internet.

Hier, lundi le 15 juin, l’ADISQ tenait sont Assemblée générale annuelle où il a été entre autre question d’un vote portant sur les membres du Conseil d’administration. À la suite de cette assemblée, L’ADISQ a souhaité la bienvenue à ses nouveaux administrateurs François Bissoondoyal (Équipe Spectra), Sandy Boutin (Karkwa), Raymond DuBerger (Disques Artic), Benjamin Phaneuf (Groupe Phaneuf) et Roland Lamer (Telus).

Ce dernier, un brillant avocat et homme d’affaire spécialisé dans l’acquisition des contenus numériques chez Telus, sera maintenant le seul à bord à devoir se défendre contre l’idée de réglementer l’Internet… quoique Quebecor pourra bien créer tous les précédents qu’il voudra sur la manière d’exploiter les contenus numériques, une fois complètement en dehors des contraintes qu’ont les membres de l’ADISQ, par ses diverses conventions.

Bref… c’est le bordel, mais ça bouge!

Une chose est sûre, cependant : les Télécoms ont (et auront pour un bon moment) le gros bout du bâton… quitte à n’exploiter que du contenu produit ailleurs. Pendant ce temps, une nouvelle économie de la musique se dessine alors que sombre l’économie de la vieille garde, celle qu’on ne peut transposer telle quelle dans l’ère numérique.


Rémi-Pierre Paquin Sextape : Dossier classé!

11 juin 2009

Une accroche pour promouvoir le vidéoclip de Balboa, le groupe de Rémi-Pierre Paquin (notre Madona du Québec, version masculine).

Bravo aux Productions Benannah pour ce coup de maître! Ça l’aura permis de promouvoir le vidéoclip et bien d’autres choses… J’étais presque dans l’champ avec mon histoire de Tag Télé!

;)

G.


Rémi-Pierre Paquin Sextape : Dossier classé?

10 juin 2009

Rémi-Pierre Paquin… Tag Télé?

Je crois avoir trouvé… sans prétention, cependant.

Ne trouvez-vous pas bizarre que la vidéo se retrouve d’abord sur Youtube et que, au moment où la vidéo devient assez populaire, elle est retirée de Youtube pour mieux apparaître sur un site semblable moins populaire nommé tagtele.com?

D’après-moi, ce genre de truc est prévu sur toute la ligne.

Rémi-Pierre a-t-il été engagé par tagtele.com? A-t-il des parts dans la compagnie? J’aurais personnellement mis sur pied une stratégie telle si j’avais eu à promouvoir une compagnie de streaming vidéo… En mieux, mettons. Et c’est tellement beau de nous voir tous alimenter la popularité de ce site. C’est drète ça qu’ils veulent.

Voici quelques réflexions qui ne prouvent rien, mais qui me permettent de croire que tagtele.com est bien derrière cette histoire :

Lorsqu’on regarde le whois du site www.tagtele.com, on remarque que le propriétaire du site est «privé». Pourquoi se cacher? A-t-on un mystère à conserver sur les propriétaires, actionnaires, investisseurs?

Jonathan Moquin, le Responsable des relations publiques et/ou Directeur du projet chez Tagtele.com, est ami avec Rémi-Pierre Paquin sur Facebook. Garde-donc ça…

Que l’on cherche le nom de Jonathan Moquin, ou bien le nom de Tagtele.com (Tag Télé), on ne trouve absolument rien au Registre des Entreprises du Québec, à part un gars qui fait de la céramique à St-Hilaire… Weird, ça aussi.

À mon avis, ce coup de théâtre a pour but de faire grimper le positionnement du site tagtele.com dans les moteurs de recherche et, du coup, faire rouler plus de trafic sur le site pour augmenter ses revenus publicitaires (publicité gérée par BV! Media). Mieux encore, mettre notre Youtube québécois sur la map!

D’autant plus que, lorsqu’on analyse ce bout de texte (cité plus bas) écrit par steveboboy sur son blogue, on remarque qu’il met l’accent sur le fait que la vidéo doit être désormais diffusée avec «d’autres moyens». Et si ces moyens étaient en fait Tagtele.com?

steveboboy

Ah HA! Un bout de l’histoire semble vouloir se démasquer!

On verra bien si, dans la suite de cette histoire, steveboboy va encore utiliser Tagtele.com comme diffuseur… à suivre!

G.


La fin… de la musique ou d’un modèle économique?

9 juin 2009

À quoi sert la musique, s’il n’y a personne pour l’écouter? Ne serait-ce que pour la «démarche» de création qu’elle impose, la musique vaut la peine d’être composée pour son compositeur. Peu importe les modèles économiques, il y aura toujours des créateurs de contenus. Non pas pour des raisons d’exploitation, mais bien par pur besoin de créer. C’est viscéral.

Or, la question n’est pas à savoir si la musique subsistera au-delà des déboires de ses modèles économiques. Non. Bien sûr qu’elle survira. Les vraies questions à se poser sont les suivantes :

  • À quoi ressemblera la musique si son support (ou médium) change?
  • À quoi ressembleront les modèles économiques de la musique si on ne peut plus la vendre?

Rappelez-vous les débuts de la télévision : le premier réflexe de nos pionniers du contenu télévisuel a été de «planter» une caméra devant une pièce de théâtre en direct. Puis est arrivée la possibilité de faire du différé. Ensuite est apparue la communication par satellite et ses possibilités de faire des converses outre-mer en direct, d’interagir avec les auditeurs, etc… On voit bien que le médium apporte avec lui de nouvelles possibilités d’exploitation du contenu, de même que la modification du processus créatif! On a inventé des émissions-questionnaires en direct avec la participation par téléphone des auditeurs (Tous pour Un, par exemple). On a créé des concepts de télé-réalité où des participants à Loft Story livrent une réalité qui sera à son tour remontée à posteriori, afin de créer une histoire de toute pièce proche de la fiction; On a réinventé des émissions «talk show» comme «Tout le Monde en Parle», ce Pawa national, cette émission culte digne remplaçante de la «grande messe du dimanche» d’antan… bien plus complexe qu’une simple pièce de théâtre filmée et retransmise en direct, non?

On a créé le contenu en fonction du médium, ainsi qu’en fonction des moeurs. Les médiums changent. Les créateurs de contenus s’adaptent. Et les modèles économiques n’ont guère le choix de suivre… puisqu’il faut bien vivre. Et c’est dans les conditions précaires qu’on devient ultra-imaginatif, qu’on s’empresse de dessiner des modèles économiques viables.

Avec l’actuelle révolution qui influence nos mediums de diffusion, fort est à parier que nous assisterons à la disparition des «artistes d’album» en même temps que les albums eux-mêmes. Si le phonogramme est né en 1877 avec Thomas Edison permettant d’immortaliser la prestation d’artistes talentueux, c’est ce même genre de support sonore qui a malheureusement permis à des artistes ayants d’immenses lacunes vocales (en spectacle) de faire belle figure sur un album (Mili Vanelli).

Puisque la technologie a apporté la possibilité d’immortaliser la musique et de la revendre sur des supports physiques, maintenant cette même technologie propose ironiquement de «travestir» la duplication d’une oeuvre (reproduction mécanique) en une nouvelle forme de diffusion incontrôlable, de personne à personne, d’ordinateur à ordinateur, aussi virale que le bouche à oreille.

Cette même avancée technologique empêche désormais les sacro-saints réseaux de distribution, les détaillants de disques et les radios commerciales d’imposer la suprématie d’un style musical au détriment de bien autres; le contenu se démocratise. Voilà néanmoins une bonne nouvelle ! Reste à trouver comment monnayer le tout. Lorsque le ventre de l’industrie du disque criera famine, son imagination deviendra fertile; l’industrie du disque (re)deviendra alors l’industrie de la musique. La possibilité d’exploiter la musique en la fixant sur un support physique, pour ensuite la vendre, tire à sa fin. Ce règne aura duré de 1877 à 2012, présumons (135 ans).

En considérant l’ensemble de l’histoire de la musique, on peut s’imaginer que ce «déplacement momentané» du moteur économique (du spectacle vers le disque) tend à revenir à la normale; si l’ère «pré-phonogrammique» mettait le spectacle en avant-plan, l’ère «post-phonogrammique» en sera tout autant… bonifiée par la démocratisation des contenus et l’accélération des communications qu’impose Internet. Ce détour fort lucratif de l’histoire de la musique aura permis à une industrie de naître, de se faire des couilles en or et de disparaître. 135 ans plus tard, les créateurs créent toujours!

L’avenir de la musique conservera l’enregistrement studio comme une étape incontournable afin de fixer l’oeuvre sur une bande maîtresse, visant à la rendre audible «à l’extérieur» de la tête du créateur. En dépit de pouvoir vendre la musique, celle-ci pourra être reproduite à des fins de promotion de l’artiste pour lui donner une valeur, lui construire une image de marque (Branding). Une fois l’image d’un artiste hautement valorisée, il ne restera plus qu’à la monnayer. La fin de la vente de la musique stimulera donc l’imagination!


Donner la musique… pour mieux vendre.

8 juin 2009

En avril 2008, Terry McBride, Président de la maison de disques Nettwerk (Barenaked Ladies, Sarah McLachlan) débarquait aux Rencontres de l’industrie québécoise de la musique organisée par l’ADISQ. Il avait illuminé quelques regards en présentant l’analogie de l’eau du robinet en comparaison avec celle embouteillée. «Pourquoi les consommateurs payent-il pour avoir de l’eau embouteillée, alors qu’elle est gratuite dans les robinets?». Pourquoi la paye-t-il plus chère le litre que l’essence de nos voiture? La réponse est simple : accessibilité, transportabilité, prestige et autres valeurs ajoutées. «Ne vous battez pas contre le piratage de la musique; servez-vous en pour accroître sa notoriété et vendez sa valeur ajoutée sous forme de produits dérivés». Voilà l’essentiel des propos de Terry McBride.

Or, l’hypothèse selon laquelle le MP3 est à l’eau, ce que le disque est à la bouteille semble gagner de plus en plus d’adeptes. Un de ceux-ci est le groupe Misteur Valaire qui, en septembre 2007, lançait un album complètement gratuit accessible en téléchargement libre dans le format désiré (.mp3, .wav, .flac, .ogg, etc…). Depuis le lancement, plus de 33 000 copies de leur album ont trouvé preneurs (chiffres en date du 1er juin 2009).

Le modèle économique de Misteur Valaire est simple : «Échanger son album contre le courriel de l’utilisateur-téléchargeur et communiquer directement avec ses consommateurs pour promouvoir les «produits dérivés» de sa musique, tels le spectacle, les activités diverses et, même, le disque physique.

Ainsi, le 14 mars 2009, le groupe a réussi à remplir le Club Soda (945 personnes payantes) à 19 $ et 23 $ le billet. Le disque (gratuit en téléchargement) et les T-shirts à l’effigie du band se sont aussi vendus comme des petits pains chauds à la table des produits dérivés. Ironiquement, ceux qui ont téléchargé gratuitement l’album recherche la «vraie» version du disque, désormais une pièce de collection.